La vision de La Fève s’éclaircit et on sait qu’il a pour Mojo de réaliser sa vision, practice what you preach hein. En étant une personne qui ne joue pas de rôle, il vit ce qu’il est sans censure et s’y plait naturellement « J’ai pas besoin de changer pour me démarquer » - RIP KEED Toujours no cap dans le verset, il débite des leçons pour abandonner les conformités sociales et être épanoui dans la vie qu’il veut et qu’il se crée. Carrément pour l’album 24, il est partit au coeur de la culture à Atlanta, et cette influence se ressent directement dans le projet, avec des refrains tout neufs et efficaces, une musicalité de qualité avec des prods qu’on sent directement inspirées de la traphouse de la Walone à ATL, en plus de ça il réussit à caler deux prods de Zaytoven, plusieurs de Tarik Azzouz et évidemment FREAKY!. Il encourage la solitude quand aux relations pour se consacrer sagement à sa propre vie pour réellement se découvrir et vivre ce qu’il souhaite sans se mettre de limite, « Tu veux mais tu veux aller où sans pépètes? » - OUVRE LA PORTE!. Typiquement là en étant aller vivre au sein de la culture. Il est arrivé avec ce projet à nous lâcher le résultat de sa vision accomplie. Dans ce même projet, il énonce une future vision comme un objectif « J’commence, j’termine le boulot » - NAVRE. Il fait que d’envoyer de la motivation en boucle, c’est terrible, il sait ce qu’il veut, et comment l’avoir. 7W c’est un hymne à la banlieue isolée qui arrive enfin à sa vision, c’est trop spirituel, ça passe par la solitude, l’introspection, une solution d’éveil, pour se connecter à soi et savoir profondément ce dont on a besoin pour s’épanouir. Ça passe par tellement d’étapes de remises en questions et de remplacer le négatif par le positif, y’a trop de nuances, d’ouverture d’esprit nécessaire, être passé, où passer par là pour comprendre l’évolution « J’ai tellement marché tu crois que j’ai cop des nouvelles Loubou » SAMESHIT (BONUS). Et ce côté spirituel, La Fève nous le montre déjà depuis longtemps dans ses sons, « J’suis un jeune spirituel, c’est un autre jour mais c’est le même rituel » - Boogie, et là il lâche un gros « Conscient trop tôt » sur MA CHIENNE DE TRAPLIFE, mythique. Entre plusieurs réflexions qui poussent l’introspection et des réponses à ce genre de questions. Dans l’album, il dit quand même avoir ce qu’il voulait, il évoque un future triomphant, mais il éprouve quand même le blues du jeune espion quant à sa vie d’avant sur NOSTALGIE INTERLUDE. Outre ça, il balance des images de ce qui va se passer pour lui avec grande certitude « Éméché j’vois bien deux Dobermans dans mon domaine » - OUTRO , « Plus tard j’me vois bien dans un mansion au calme avec ma femme et deux, trois shooters sur le toit » - ZAY INTRO, quelle chienne de traplife hein.
On peut spéculer sur un avenir de trappeur à la Gucci Mane, référence je pense évidente quant à la proposition de La Fève. De jeune hustler de Fontenay-sous-Bois déjà plongé dans cette mentale, entre plavons discrets pour faire les sous et graffeur de Montparnasse à Vitry, à la vision de trappeur établit dans sa TrapHouse avec Homestudio. La visualisation est cohérente d’autant plus avec l’image qu’il renvoie de lui même à travers ses textes et dernièrement avec le clip de LOYAL, déjà entrain de vivre cette vie à ATL avec la WALONE.
« J’fais de la qualité, de quoi changer les mentalités » SAMESHIT (BONUS)
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