La littérature, nouvelle solution aux nouveaux problèmes

16 mai
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Chez les nouvelles générations, l’appréciation de la lecture semble se perdre. Un nouveau défi pour un art ancien : maintenir son statut intemporel en s’adaptant au monde contemporain.
Depuis 1981 se tient chaque année le Festival du Livre de Paris. Anciennement Salon du livre de Paris, cet événement existe pour célébrer la littérature, l’art de l’écriture ainsi que le plaisir de la lecture. Cette année, au Grand Palais, comme à sa première édition, trois journées consécutives de rencontres auprès d’écrivains, d’éditeurs et de penseurs sont organisées pour débattre de nombreuses thématiques. Avec pas moins de cinquante conférences sous le thème des sciences humaines, le festival met un point d’honneur à essayer de comprendre l’humain, le même humain qui est la cause des crises incalculables que connaît notre époque.
La remise en question de l’intemporalité
Toutes ces discussions autour des polémiques actuelles pourraient attirer l’attention de nos sensibles jeunesses. Cette même jeunesse qui s’affranchit de cette source infinie qu’est la lecture. En effet, d’après le dossier de presse du CNL (Centre national du livre) publié le 14 avril 2026, qui présente une étude sur la lecture des jeunes de 7 à 19 ans, le nombre de jeunes lecteurs reste stable depuis 2024, même si « le décrochage à l’adolescence reste important et la qualité de lecture est affaiblie ». Une statistique présente dans ce même dossier explique cette baisse d’intérêt par un souci de transmission : 18 % des jeunes déclarent que leurs parents eux-mêmes ne lisent pas de livres, contre 7 % en 2016.

Les nouveaux adultes, comme les écrivains et penseurs, ne se négligent pas quant au militantisme. La lutte pour la justice est quotidiennement au premier plan. Le salon a connu, lors de plusieurs éditions, un boycott de la part d’une partie du public pour des raisons politiques ou économiques. Pour ce qui est de l’édition de 2026, le Salon a été bousculé par le limogeage d’Olivier Nora, aujourd’hui ex-PDG des éditions Grasset, le 14 avril, par Vincent Bolloré, PDG de la maison Hachette. Ce licenciement soudain a bousculé le monde de l’édition. Une centaine d’auteurs se sont aussitôt réunis pour organiser un retrait massif de l’édition d’Hachette.
L’art cathartique
De nombreux sujets d’actualité ont été abordés pendant ces trois jours de célébration du livre. Les titres des rencontres organisées sont évocateurs de la nécessité d’apprendre la paix. Durant ce week-end d’avril a eu lieu notamment « Santé mentale : connaître et mieux soigner » avec l’écrivain et psychiatre Emmanuel Venet pour une discussion autour de son livre Retour chez les fous, paru aux éditions Verdier en septembre 2025, ainsi que l’auteur et illustrateur de sa propre bande dessinée Sage, parue aux éditions Le Lombard en septembre dernier également, Quentin Zuttion. Cette discussion bienveillante autour de l’art cathartique a été parfaitement reçue par un public à l’écoute, intéressé et surtout concerné. La diversité des âges confirme un positionnement sans tabou de la part de la S.A. Paris Livres Événements.

« Les poètes et les romanciers ont découvert l’inconscient avant moi » - S. Freud




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